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Exposition aux écrans chez l’enfant : à quel âge, comment, et quels risques si c’est trop ?
Psychoéducation et conseils pratiques

Exposition aux écrans chez l’enfant : à quel âge, comment, et quels risques si c’est trop ?

17 janvier 2026
3 min de lecture

Les écrans font partie du quotidien, mais leur impact dépend surtout de l’âge, de la durée, du type de contenu et du cadre d’utilisation. L’enjeu n’est pas seulement “combien de temps”, mais aussi quand, comment, et ce que l’écran remplace (sommeil, jeu, interactions, activité physique).


Repères par âge : ce que recommandent les autorités

Avant 3 ans : éviter les écrans (même en bruit de fond)

En France, les recommandations récentes vont clairement vers pas d’écran avant 3 ans, y compris en “bruit de fond”, car l’attention, le langage et les interactions se construisent d’abord via l’environnement réel et les échanges avec l’adulte. https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-des-populations/enfants/exposition-aux-ecrans/article/enfants-et-ecrans-des-risques-sanitaires-reels-un-accompagnement-necessaire?utm_source=chatgpt.com

Exception souvent admise : la visioconférence (ex. grands-parents), car elle reste une interaction sociale.

3 à 6 ans : usage exceptionnel, court, accompagné

Les recommandations françaises indiquent un usage exceptionnel, avec des contenus de qualité, accompagné par un adulte, dans un cadre défini (pas en autonomie, pas en fond).

À partir de 6 ans : pas un "chiffre magique", mais des règles d’hygiène

Les repères récents insistent davantage sur :

  • préserver sommeil, activité physique, devoirs/lecture, temps sociaux, jeux d'imagination et jeux de société

  • éviter l’exposition à des contenus inadaptés,

  • instaurer des règles stables et réalistes.

Modalités qui protègent le plus (les “règles qui comptent vraiment”)

  1. Pas d’écran en bruit de fond

La TV allumée "pour remplir" perturbe l’attention et diminue les interactions parent-enfant (Mallawaarachchi et coll., 2024)

  1. Accompagnement adulte + contenu adapté à l’âge

Quand l’adulte est présent (co-visionnage), il peut commenter, mettre des mots, relier au réel : c’est beaucoup plus favorable que le visionnage passif. (Mallawaarachchi et coll., 2024)

  1. Écrans hors chambre + protection du sommeil

Le sommeil est un “carburant” de l’attention. Les repères français insistent sur l’impact des écrans sur le sommeil et la santé globale. (Pickard et coll., 2024)
Bon réflexe : couper 90 minutes avant le coucher

  1. Des moments "sans écran" non négociables

Deux moments simples et sans écran

  • repas

  • trajets courts / attente (remplacer par histoires audio, jeux, discussion)

Quand demander un avis ?

Un avis peut être utile si :

  • conflits majeurs autour des écrans (crises, impossibilité de limiter),

  • sommeil perturbé,

  • retentissement scolaire (attention, lenteur, agitation)

  • retrait social / irritabilité importante,

  • inquiétude sur le langage

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